confusion_des_sentiments"La confusion des sentiments" de Stefan Zweig, Éditions Stock, 1927 (1980 pour la traduction française), 127 pages.

Quatrième de couverture : Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A 19 ans, il a été fasciné par la personnalité d'un de ses professeurs ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide.
Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle l'auteur d'Amok et du joueur d'échecs restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet.
Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'oeuvre du grand écrivain autrichien.

Mon avis : Alors qu'il est en fin de carrière, Roland, professeur, se voit offrir pour son soixantième anniversaire un condensé de toutes ses publications. Si ce geste lui fait plaisir, il ne se reconnaît pas dans ce cadeau et ne peut limiter ce qu'il est à ses publications. Le professeur se replonge alors dans son passé et dans ce qui a constitué un tournant décisif dans sa vie : sa rencontre avec LE professeur qui l'a ouvert à la vie intellectuelle et qui est à l'origine de sa carrière.
Jeune étudiant, Roland part faire des études à Berlin. Il est vite entraîné dans la vie nocturne et délaisse les amphithéâtres. Jusqu'au jour où son père vient lui faire une visite surprise et le trouve dans sa chambre en galante compagnie. Cette visite va être comme une décharge électrique. D'un commun accord avec son père, il s'inscrit dans une petite faculté allemande pour suivre son second semestre. Il a l'intention de se mettre au travail. C'est dans cette faculté qu'il va rencontrer LE professeur qui va l'éveiller à la vie intellectuelle.

Très vite, un lien très fort va se créer entre le professeur et l'élève. Le cours ne suffisant plus, les deux protagonistes vont prendre l'habitude de se voir en dehors, chez le professeur. Alors que Roland ne vit plus que pour le travail et pour plaire à son professeur il va lui donner la motivation de reprendre une oeuvre jamais terminée à ce jour. Malgré ces séances de travail très productives, le professeur fait régulièrement montre de froideur à l'encontre de son élève. Roland qui souhaite tellement lui plaire ne comprend pas cette attitude qui le ronge. Il comprendra plus tard les raisons de celle-ci ...

Si le sujet de ce livre a du être novateur au moment de sa publication, il n'en va pas de même aujourd'hui. Il ne faut donc pas chercher de surprise dans ce roman. Je n'ai pas réellement été transportée par le sujet. L'ambiance de huis clos qui se crée entre les deux protagonistes m'a un peu étouffée. Ma première rencontre avec cet auteur, Amok,  m'avait plus emballée.

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C'est avec ce livre que je termine le challenge "Ich liebe Stefan Zweig".