le blog de yoshi73

20 mai 2012

"Quitter le monde" de Douglas Kennedy

Quitter le monde"Quitter le monde" de Douglas Kennedy (traduit de l'américain par Bernard Cohen), éditions Belfond, 2009

"Je ne me marierai jamais et je n'aurai jamais d'enfants." Lorsqu'elle prononce cet arrêt, Jane a 13 ans. Le lendemain matin, son père aura fait ses valises. Hasard? Coïncidence? La culpabilité ne s'embarrasse pas de ces questions : toute sa vie, Jane s'en mordra les doigts. De Harvard à Boston, des belles lettres aux manipulations boursières, tout ce qu'elle aime lui échappe. Et lorsque, enfin, la vie lui fait un cadeau, c'est pour le lui reprendre aussitôt. Alors Jane n'a qu'une obsession : fuir, n'importe où, hors du monde. Mais à vouloir le quitter, c'est lui qui vous rattrape ...

C'est avec ce livre que je rencontre, pour la première fois, cet auteur.

Jane est une étudiante brillante. Issue d'une famille modeste, elle n'a jamais eu le bonheur de voir ses parents heureux. Son père a quitté le foyer du jour au lendemain et sa mère en tient sa fille pour responsable, ce qui va pourrir les relations mère-fille. Alors qu'elle obtient un poste de professeur dans une université, elle rencontre un homme-enfant passionné de cinéma. Ce jeune homme qui semble inoffensif, par sa naïveté et son égoïsme, va entraîner Jane vers le bas. Il fonde une société de production entièrement financée par Jane mais se montre un piètre gestionnaire. Il va s'associer avec une femme peu recommandable et, petit à petit, Jane se retrouve harcelée par des créanciers. Elle se retrouve seule alors que son ami et son associée disparaissent du jour au lendemain. Mais elle est loin d'imaginer que sa vie va basculer. Un drame effroyable va la toucher (je n'en dis pas plus) et lui retirer toute envie de vivre. Ses envies suicidaires passées, elle décide de tout quitter pour recommencer une vie ailleurs. Elle se retrouve à Calgary, au Canada, pour se refaire. Mais peut-on vaiment échapper à son passé?

Ce livre est très prenant. Le personnage de Jane accumule les drames et les difficultés. Pour certains, cela peut faire un peu trop mais pour ma part, j'ai trouvé que cela était relativement réaliste. Certains malheurs qui la touchent résultent de ses choix. Le lecteur éprouve de l'empathie pour cette femme et se demande ce qu'il aurait fait à sa place. La fuite paraît une bonne solution mais montre vite ses limites. Par contre, je n'ai pas trop adhéré à la dernière partie du livre. Lorsque Jane se trouve à Calgary et qu'elle se mêle d'une affaire d'enlèvement de jeune fille. Pour le coup, j'ai trouvé que cette partie n'était pas vraiment réaliste même si je comprends la part que cet événement va prendre dans la reconstruction personnelle du personnage de Jane.

Dans tous les cas, c'est un livre qui m'a beaucoup plu et qui m'a donné envie de lire d'autres titres de cet auteur que l'on croise souvent sur la blogosphère.

 

 

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13 mai 2012

"Petit déjeuner chez Tiffany" de Truman Capote

petit-dejeuner-chez-Tiffany« Petit déjeuner chez Tiffany » de Truman Capote (traduction : Germaine Beaumont), Gallimard, 1962 pour la traduction française.

 « J'avais été au cinéma, j'étais rentré et je m'étais mis au lit avec un grog au rhum et le dernier Simenon. C'était tellement mon idée d'une soirée confortable que je ne parvenais pas à comprendre le sentiment de malaise qui s'amplifia en moi au point que je pouvais entendre les battements de mon cœur … Le sentiment que l'on m'épiait. Que quelqu'un était dans la chambre. Puis, il y eut une succession de coups secs sur la vitre, une apparition d'un gris spectral. Je renversai le grog. Il me fallut un certain temps avant que je me décide à ouvrir la fenêtre et à demander à miss Golightly ce qu'elle voulait. »

 Holly Golightly et le narrateur vivent dans le même immeuble. La première est une actrice montante quand le deuxième est un écrivain qui a du mal à percer. Ils font connaissance un soir, Holly frappant à la fenêtre du narrateur alors qu'elle a ramené chez elle un homme avec qui elle ne veut pas passer la soirée. Elle est très vite familière avec cet homme qu'elle ne connaît pas. Le narrateur va être subjugué par cette femme, tout d'abord par sa beauté, puis, ensuite, par son caractère.

Holly vit tout avec intensité, se montrant souvent extrême dans ses réactions. Elle évolue dans un monde dont elle est le centre de gravité. Cette tête brûlée vit dans l'instant présent, sans jamais se soucier des conséquences de ses actes et sans épargner les gens qui l'entourent. Son mode de vie ne convient pas à tout le monde et son appartement est le lieu de fêtes bruyantes et alcoolisées.

Le narrateur devient l'observateur de la vie de Holly, tout en restant toujours un peu en retrait. Au début de leur rencontre, tout paraît lumière et paillettes, mais, très vite, Holly se perd dans une sorte de folie ou de course effrénée vers un but que personne d'autre qu'elle ne semble connaître. Jusqu'au jour où, rattrapée par le scandale, elle finit par disparaître. Le narrateur ne peut que s'interroger sur cette disparition et sur ce qu'Holly a pu devenir.

J'ai été étonnée par ce roman qui est très court et qui s'apparente plus à une longue nouvelle (d'ailleurs, « Petit déjeuner chez Tiffany » est suivi de 3 nouvelles). Je me suis lancée dans cette histoire sans savoir de quoi il en retournait. L'histoire de cette jeune femme me fait penser à ces starlettes qui se brûlent les ailes, et me paraît encore d'actualité de nos jours. Le personnage de Holly est tout à la fois attachant et agaçant. Le lecteur rit de ses excentricités et se lasse de ses caprices. Il se demande, tout comme le narrateur, ce qu'elle a bien pu devenir et ne peut mettre de côté qu'il pourrait s'agir d'une fin tragique dont il ne reste aucune trace. J'ai maintenant bien envie de voir l'adaptation cinématographique de ce roman !

J'ai lu ce roman dans le cadre d'une lecture commune avec Sofynet.

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11 mai 2012

de lower Manhattan à Harlem #3

 

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Que serait New-York sans Central Park? En un chiffre qui dit tout, Central Park c'est 340 ha, un véritable poumon au milieu de la ville. L'endroit est très fréquenté (surtout le week-end) mais les nombreux petits chemins permettent parfois de s'isoler un peu et de se reposer tranquillement. Nous y avons passé pas mal de temps en raison de la météo et nous nous sommes rendus compte que nos pas finissaient souvent par nous y ramener. Nous y avons fait un petit tour en barque et avons pu profiter des spectacles improvisés qui s'y tiennent le week-end. Un endroit très vivant et très familial.

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Et puis, il est très agréable de s'y promener au printemps lorsque les arbres sont en fleurs!

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09 mai 2012

"La panne" de Friedrich Dürrenmatt

lapanne"La panne" de Friedrich Dürrenmatt, Albin Michel, 1958 (traduit de l'Allemand par Armel Guerne)

"Nous ne vivons plus sous la crainte d'un Dieu, d'une Justice immanente, d'un Fatum comme dans la cinquième symphonie ; non! plus rien de tout cela ne nous menace. Notre monde n'est plus hanté que par des pannes. Pannes de voiture, par exemple, comme celle de la Studebaker d'Alfredo Traps, un soir, au pied d'un petit coteau ... Et voilà comment ce sympathique quinquagénaire rencontre ce jour-là son Destin, charmant vieux monsieur qui l'invite à passer la nuit chez lui. Juge à la retraite, celui-ci passe d'excellentes soirées, en compagnie de ses amis, l'avocat et le procureur, à reconstituer de vrais procès. Celui d'Alfredo Traps commence comme un jeu ..."

Alfredo Traps est représentant de commerce. Alors qu'il rentre chez lui, il tombe en panne de voiture près d'un petit village. Il lui reste une heure de route jusqu'à chez lui. Il a le choix entre prendre le train et rester sur place, dormir dans une auberge, sa voiture devant être réparée dès le lendemain. Il penche pour la deuxième possibilité et se réjouit par avance de peut-être rencontrer une galante pour passer la soirée. Mais ses plans sont compromis lorsqu'il découvre que la seule auberge du village est pleine. On lui conseille alors l'adresse d'un vieil homme qui héberge, à l'occasion, des passants. Alfredo rencontre ce vieil homme qui se montre des plus accueillant et qui lui propose une chambre gracieusement. De surcroît, cet hôte improvisé, le convie au repas qu'il donne le soir même. Alfredo aurait préféré passer la soirée en charmante compagnie mais il n'ose pas décliner l'invitation face à la gentillesse de cet homme. Les invités s'avèrent être trois vieux messieurs. Alfredo redoute par avance la soirée qu'il imagine d'ores et déjà barbante. Pourtant, les choses ne vont pas du tout tourner comme il le croit. Tous ces messieurs sont retraités de professions en rapport avec la justice. Il y a un ancien avocat, un ancien procureur, un ancien juge et un ancien représentant du ministère public. La passion de ces retraités, lors de leurs repas, est de refaire  les grands procès de l'histoire. Et, lorsqu'ils ont la chance d'avoir un invité, comme Alfredo, celui-ci prend le rôle du coupable. En effet, ils partent du postulat que tout le monde a quelque chose à se reprocher et est donc coupable. Il va donc leur falloir déterminer la nature de la culpabilité d'Alfredo. Et très vite, ils vont déterrer une affaire où il est question d'un mort. Et la culpabilité d'Alfredo va se faire jour au fil des discussions. L'ambiance d'abord bon enfant va devenir plus lourde à mesure que le jour disparaît pour faire place à la nuit.

Ce roman est court et se lit donc très vite. Le lecteur est pris dans une spirale et n'a qu'une envie : découvrir le fin mot de l'histoire mettant en cause Alfredo. Toutefois, le personnage du représentant de commerce m'a semblé un peu trop caricatural et manquant de subtilité. Une agréable découverte pour cet auteur que je découvre.

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06 mai 2012

"La belle impatience" d'Annie Lemoine

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"La belle impatience" d'Annie Lemoine, Flammarion, 2012.

"La personne qui me plaisait le plus au monde depuis quelque temps, celle que j'avais rencontrée et dont j'étais tombée follement amoureuse, celle que j'aimais au point de la protéger, la choyer, lui faire des déclarations à n'importe quel moment de la journée, à laquelle je faisais des cadeaux somptueux, celle que j'embrassais, invitais au restaurant, promenais sur les quais de Seine le dimanche, emmenais en week-end, que je ne quittais plus maintenant que je l'avais trouvée, avec qui je passais tout mon temps sans le partager, ivre de bonheur...C'était moi".

La narratrice a du mal à s'impliquer dans une relation amoureuse. Après un mariage qui a tourné à l'échec, elle vit seule. Elle aime cette solitude qui lui assure une indépendance réelle. Son entourage lui met un peu la pression, en lui rappelant que si elle désire un jour devenir mère, il ne lui reste que peu de temps pour trouver le père. La narratrice peut compter sur l'amitié de Marc et de Ben qui viennent tous deux de se mettre en ménage. Cette amitié est très importante à ses yeux. Lorsque l'un des trois va vivre des instants difficiles, le trio va se renforcer et l'épreuve qu'ils vont traverser va avoir des conséquences sur leurs vies respectives.

C'est un livre tout en simplicité. J'ai regretté que les personnage ne soient pas un peu plus fouillés, notamment le personnage principal : la narratrice. J'ai trouvé qu'elle était assez contradictoire et que, finalement, ses contradictions n'étaient pas assez "expliquées". C'est un livre assez court qui se lit très rapidement. Une lecture agréable sans plus.

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29 avril 2012

de lower Manhattan à Harlem #2

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Une journée ensoleillée et venteuse qui nous a emmené dans la pointe sud de Manhattan. Nous sommes passés sur le site de "ground zero", avons fait un crochet par Christchurch avant de faire la queue pour prendre la navette afin de nous rendre sur Liberty et Ellis Island.

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Rencontre avec "Miss Liberty" sur Liberty Island. La petite île permet d'avoir une très belle vue sur Manhattan.

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Ces statues représentent Gustave Eiffel et Frédéric Auguste Bartholdi.

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Et enfin, Ellis Island, île par laquelle passaient tous les migrants vers les Etats-Unis. Aujourd'hui, le site paraît paisible ce qui ne devait pas être le cas à l'époque!

 

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24 avril 2012

"Un traître à notre goût" de John le Carré

untraîtreànotregoût"Un traître à notre goût" de John le Carré (traduit de l'anglais par Isabelle Perrin), éditions du Seuil, 2010 (2011 pour la traduction française).

"Ils voulaient simplement faire une partie de tennis. Gail et Perry, jeune couple anglais en vacances dans les Caraïbes, échangent quelques balles avec d'autres vacanciers, les Dima, une banale famille russe. Invités à leur soirée, ils deviennent malgré eux des émissaires de la mafia. Les services secrets anglais sont à leurs trousses. Pour s'en sortir, Perry n'a qu'une solution : devenir espion".

Gail est une avocate dont la carrière a du mal à décoller. Perry est un professeur d'Oxford qui souhaite revenir aux fondamentaux de sa profession. Ce jeune couple anglais décide de partir en vacances aux Caraïbes pour se ressourcer.

Sur place, ils sont mis en relation avec Dima, un homme d'affaire russe qui cherche un adversaire digne de ce nom au tennis. Ce qui tombe bien puisque Perry a un très bon niveau de jeu. Suite à un match dont Perry est victorieux malgré la vélocité de Dima, les deux hommes ne vont faire que se croiser. Partout où Gail et Perry se rendent, ils tombent sur Dima ou des membres de sa famille et de sa garde. Simple hasard ou volonté de la famille russe? Même s'ils commencent à se sentir mal à l'aise, les deux jeunes gens acceptent l'invitation de Dima lorsque celui-ci les convie à une soirée dans sa demeure. Une soirée qui va faire basculer la vie de ce couple. Dima va faire des révélations importantes à Perry qui accepte de devenir son porte parole auprès des représentants des services secrets britanniques. De retour en Angleterre, Perry et Gail vont se mettre en relation avec ces services et entrer dans une spirale qui pourrait bien finir par les dépasser.

J'ai beaucoup aimé ce roman qui est haletant. On a envie de savoir comment va se terminer l'histoire de ce couple qui devient, bien malgré lui, un couple d'espions. On y voit les jeux de pouvoir au plus haut, la difficulté de faire confiance à des gens que l'on ne connaît pas. Un très bon roman.

J'ai lu ce livre dans le cadre de l'opération masse critique de babélio.

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20 avril 2012

de lower Manhattan à Harlem #1

Me voilà de retour de notre parenthèse New-Yorkaise. Une semaine passée à user nos semelles dans les rues de cette ville. Une ville qui va à 100 à l'heure. Une ville qui impressionne par la hauteur et la densité des buildings et qui charme par la présence de nombreux parcs, des plus grands et connus comme Central park aux plus confidentiels. Des parcs qui mettent des petites touches de couleur dans toute cette grisaille citadine.

Dès notre arrivée, nous sommes allés faire un tour sur Time square : du monde, des lumières, du bruit :

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Et nous avons découvert le magasin m&m's, avec distributeurs géants :

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04 avril 2012

"Gatsby le magnifique" de F. Scott Fitzgerald

gatsbylemagnifique"Gatsby le magnifique" de F. Scott Fitzgerald, Gallimard, 2012 pour la traduction française de Philippe Jaworski.

Quatrième de couverture : "S'il faut dire la vérité, Jay Gatsby, de West Egg, Long Island, naquit de la conception platonicienne qu'il avait de lui même. Il était fils de Dieu - expression qui ne signifie peut-être rien d'autre que cela - et il lui incombait de s'occuper des affaires de son Père, de servir une beauté immense, vulgaire, clinquante. Aussi, inventa-t-il la seule sorte de Jay Gatsby qu'un garçon de dix-sept ans était susceptible d'inventer, et il demeura fidèle à cette conception jusqu'à la fin."

Nick travaille comme courtier à New-York. Son maigre salaire lui permet de louer une maison sans prétention à West Egg, Long Island. Très vite, il est attiré par son voisin, Gatsby. Ce dernier a une maison à couper le souffle et donne fête sur fête dans sa magnifique propriété. Chaque soir, Nick assiste à un ballet incessant de voitures. Alors qu'il est invité à l'une de ces soirées, il découvre que les rumeurs les plus folles circulent sur le compte de son hôte, certains disent notamment qu'il aurait tué un homme. Il se rend surtout compte que très peu des invités connaît réellement Gatsby et qu'ils viennent à ses soirées sans même avoir été invités, par le simple bouche à oreille. C'est un monde de paillettes et d'apparence où les gens sont inintéressants au possible.

Nick finit par faire la connaissance de Gatsby et par apprécier sa compagnie. Il va, sans le vouloir, jouer le rôle d'entremetteur et permettre à Gatsby de renouer avec son amour de jeunesse, Daisie, qui est mariée à Tom, son camarade d'université.

Très vite, le lecteur passe d'une ambiance festive à une ambiance beaucoup plus lourde où le mensonge et la tromperie sont de mise. Nick est l'observateur de tout ce qui se passe, de l'évolution négative et dramatique de la situation.

Ce livre parle de la solitude, du mensonge et de l'égoisme. C'est un livre très prenant. Une fois ouvert, il est presque impossible de le refermer. On sent le drame venir à plein nez dès les premiers chapitres mais sans savoir où l'auteur va nous emmener.

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28 mars 2012

"Kyoko" de Ryû Murakami

kyoko_couv"Kyoko" de Ryû Murakami, éditions Philippe Picquier, 1995 (1997 pour la traduction française). Roman traduit du japonais par Corinne Atlan.

"Dans son roman le plus récent, au ton volontairement plus léger que celui des Bébés de la consigne automatique, Murakami a voulu écrire, selon ses propres termes, un "roman sans drogue, sans violence et sans sexe, sur la renaissance de l'espoir". Kyoko a vingt et un an. Elle est venue à New-York à la recherche d'un souvenir d'enfance. Dans cette histoire d'un voyage à travers les Etats-Unis qui adopte une forme polyphonique, l'auteur donne tour à tour la parole aux différents personnages qu'elle croise. Obstinée et ingénue, animée d'un surprenant enthousiasme pour la vie Kyoko les entraîne malgré eux dans son sillage. Son amour des êtres, sa tendresse et sa compassion naturelle éblouissent autour d'elle les couleurs désastreuses de la vie et renouent les fils de l'espoir pour les amis de rencontre. Véritable quête intérieure, dans un monde multiracial en proie à la violence, Kyoko est un roman initiatique. Un conte moderne dont la justesse de ton et la sobriété de langage réussissent à maintenir le lecteur dans un perpétuel état d'alerte et d'émotion".

Kyoko a 21 ans. Ses parents sont décédés alors qu'elle n'était qu'une enfant. Perdue, elle a trouvé un ami en la personne d'un soldat américain d'origine portoricaine stationné sur une base militaire japonaise. José, c'est son nom, a appris la danse à Kyoko. Arrivée à l'âge adulte, la danse a pris une place centrale dans la vie de la jeune fille qui se rend compte qu'elle n'a jamais remercié José de lui avoir "sauvé la vie". Elle décide donc de quitter le Japon et de mettre le cap sur New-York pour retrouver José et le remercier, tout simplement. Arrivée à New-York, Kyoko va rencontrer plusieurs personnages qui vont la mettre sur la route de José.

J'ai aimé la construction de ce roman. Chaque chapitre donne la parole à un personnage qui explique la façon dont Kyoko est entrée dans sa vie. Cette jeune fille sème le bonheur autour d'elle. Elle répond aux doutes et instaure un climat de confiance et de générosité. Elle ne baisse jamais les bras malgré les coups du sort. Finalement, son voyage new-yorkais la mènera sur les routes américaines.

C'est un beau roman où les bons sentiments ont leur place et je dois reconnaître que cela fait du bien!

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