pour_vous"Pour Vous" de Dominique Mainard, Éditions Gallimard, 2008, 306 pages.

Quatrième de couverture : Encore adolescente, Delphine a compris que les êtres humains ont besoin de réconfort, de mensonges même pour que leur vie soit supportable. Elle a trente-cinq ans et dirige une agence qu'elle a créée, Pour Vous, destinée à panser les plaies des hommes et des femmes suffisamment riches pour y avoir recours. Mais comment peut-on jouer tous les rôles, adopter toutes les identités sans se perdre?
De nombreux personnages traversent le roman : une vieille femme, lectrice de livres à l'eau de rose, un adolescent autiste enfermé dans les jeux virtuels, un homosexuel malade dont Delphine accompagnera les derniers mois et, enfin, l'amant de celui-ci, qui éveillera en elle des sentiments inconnus.
Dominique Mainard nous conte le parcours d'une femme qui s'ouvre à la passion et à la vie.


Mon avis : Delphine a souffert d'un manque d'attention et d'amour pendant son enfance. Ce véritable traumatisme est  à l'origine de la création de sa propre entreprise : Pour Vous. A travers cette entreprise, Delphine se propose d'offrir des services en tout genre moyennant finance. Ces services peuvent être aussi basiques que faire le ménage mais peuvent aussi être plus hors du commun. Ainsi, il arrive à Delphine de prendre l'identité d'une femme décédée pour permettre à un veuf éploré de vivre une soirée de plus avec celle qu'il a aimé.
Delphine est une femme froide et méthodique que rien ne fait reculer. Elle garde toujours de la distance avec ses clients. Jusqu'au jour où une faille apparaît. Un client la fait sortir de sa réserve et mettre en péril tout ce qu'elle a construit jusque là. Un client qui lui ressemble et qui va lui faire espérer une vie nouvelle.

Ce roman m'a mise mal à l'aise. Le personnage principal, Delphine, est d'une froideur incroyable. Le genre humain ne semble pas l'émouvoir et tout ce qui compte pour elle est de savoir combien ses clients sont prêts à la payer pour les services qu'elle va leur rendre. Chez elle, tout est rapport à l'argent. Cette froideur m'a vraiment empêché de m'accrocher au personnage. Toutefois, j'ai apprécié le déroulement de l'histoire, notamment le fait que l'auteur choisisse une fin plausible au regard du personnage qu'elle nous a fait suivre tout au long des 300 pages de ce livre. Une impression de lecture dérangeante.

J'ai lu ce livre dans le cadre de l'opération masse critique lancée par Babélio.