gatsbylemagnifique"Gatsby le magnifique" de F. Scott Fitzgerald, Gallimard, 2012 pour la traduction française de Philippe Jaworski.

Quatrième de couverture : "S'il faut dire la vérité, Jay Gatsby, de West Egg, Long Island, naquit de la conception platonicienne qu'il avait de lui même. Il était fils de Dieu - expression qui ne signifie peut-être rien d'autre que cela - et il lui incombait de s'occuper des affaires de son Père, de servir une beauté immense, vulgaire, clinquante. Aussi, inventa-t-il la seule sorte de Jay Gatsby qu'un garçon de dix-sept ans était susceptible d'inventer, et il demeura fidèle à cette conception jusqu'à la fin."

Nick travaille comme courtier à New-York. Son maigre salaire lui permet de louer une maison sans prétention à West Egg, Long Island. Très vite, il est attiré par son voisin, Gatsby. Ce dernier a une maison à couper le souffle et donne fête sur fête dans sa magnifique propriété. Chaque soir, Nick assiste à un ballet incessant de voitures. Alors qu'il est invité à l'une de ces soirées, il découvre que les rumeurs les plus folles circulent sur le compte de son hôte, certains disent notamment qu'il aurait tué un homme. Il se rend surtout compte que très peu des invités connaît réellement Gatsby et qu'ils viennent à ses soirées sans même avoir été invités, par le simple bouche à oreille. C'est un monde de paillettes et d'apparence où les gens sont inintéressants au possible.

Nick finit par faire la connaissance de Gatsby et par apprécier sa compagnie. Il va, sans le vouloir, jouer le rôle d'entremetteur et permettre à Gatsby de renouer avec son amour de jeunesse, Daisie, qui est mariée à Tom, son camarade d'université.

Très vite, le lecteur passe d'une ambiance festive à une ambiance beaucoup plus lourde où le mensonge et la tromperie sont de mise. Nick est l'observateur de tout ce qui se passe, de l'évolution négative et dramatique de la situation.

Ce livre parle de la solitude, du mensonge et de l'égoisme. C'est un livre très prenant. Une fois ouvert, il est presque impossible de le refermer. On sent le drame venir à plein nez dès les premiers chapitres mais sans savoir où l'auteur va nous emmener.

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