pierre_magnanQuelques mots sur l'auteur :

Écrivain français né en 1922 à Manosque, Pierre Magnan est très attaché à sa Provence natale qui est la source de toute son œuvre.
Il fait de courtes études au collège de sa ville natale jusqu'à l'âge de 12 ans. Entre 13 et 20 ans, il est typographe dans une imprimerie locale. Pendant l'Occupation, il est appelé aux chantiers de jeunesse. Réfractaire au service du travail obligatoire, il rejoint le maquis à St Pierre d'Allevard dans l'Isère.
Son premier livre publié en 1946 ne rencontre pas un grand succès.
Il écrit son plus célèbre ouvrage, "la maison assassinée", en 1984 et obtient le prix RTL grand public.

laure"Laure du bout du monde", Editions Denoël, 2006, 294 pages
Marlène doit renoncer à ses rêves lorsqu'elle tombe enceinte. Elle se retrouve mariée à un homme qu'elle n'aime pas et avec une petite fille sur les bras. Une petite fille qui a bien failli mourir dès sa naissance mais qui s'est accrochée à la vie et qui va s'y accrocher comme à une bulle d'oxygène. C'est sa force de caractère qui lui permettra de faire face à l'indifférence de ses parents ainsi qu'à  la rudesse de la vie à la campagne. Dès son plus jeune âge elle doit s'occuper des moutons et faire des kilomètres pour les emmener brouter quel que soit le temps. Dans cet environnement, elle peut néanmoins compter sur l'amour de son grand-père et de sa tante, Aimée. Très vite, elle va montrer des dispositions pour les choses de l'esprit et va obtenir de très bons résultats à l'école. C'est cette intelligence qui va lui permettre de s'extraire de cette vie.
J'ai apprécié cette lecture pleine de simplicité et d'émotions. J'ai plongé à 100% dans l'histoire de cette petite fille qui se construit seule.

Ce livre est le choix d'Hathaway dans le cadre de la chaîne des livres. Un très bon choix!
chainedeslivres

Quelques extraits :

"Les muguets n'étaient pas seuls. Ponctuant leur tapis, plus haut qu'eux, la prairie était constellée par quelques fleurs qui surplombaient les clochettes. Elles ressemblaient à de jeunes abeilles ventrues chargées de miel, montraient les mêmes robes noir et jaune, on ne savait pas. Elles étaient constellées d'étoiles imperceptibles qui parfois accrochaient brièvement les rayons du soleil."

"Laure vivait en solitaire, avec les choses qui l'entouraient. Elle avait des rires éclatants. Même au plus fort du travail, elle n'avouait jamais sa fatigue car il n'y avait plus que deux hommes à la ferme : son père et elle."